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Cause pour la cause… et écoute

Par Élizabeth Millaire, PSP Ottawa

Dans la foulée de la campagne nationale de Bell « Cause pour la cause » de sensibilisation à la santé mentale, j’ai eu le privilège de participer à l’atelier « Force mentale et sensibilisation face au suicide » organisé par Promotion de la santé des PSP d’Ottawa.

L’atelier conçu pour promouvoir la santé mentale, améliorer le bien-être du personnel et fournir des outils pour faciliter le dépistage des collègues et des proches en situation de détresse et pour leur apporter de l’aide, est l’une des nombreuses ressources mises à la disposition des FAC et de la communauté de la Défense. L’un de ses objectifs est la lutte contre les préjugés et l’établissement d’un dialogue ouvert sur les questions de santé mentale.

Même s’il traite d’un sujet particulièrement grave, l’atelier se veut léger, instructif et accessible. Il fournit des outils inestimables aux participants comme le continuum de la santé mentale, des techniques de renforcement des capacités de résistance et des méthodes d’approche de la question du suicide.

Ce que je ne m’attendais pas à retirer de cet atelier, c’est une meilleure connaissance des techniques d’écoute et la découverte de l’embarras que l’écoute active me causait lorsque le sujet de la santé mentale était abordé. Néophyte au jeu de la force mentale, j’ai été étonnée de constater mon malaise à soutenir une conversation franche sur la santé mentale, même si ce n’était qu’un jeu dans le cas de mon groupe. Et c’est une fille qui se vante d’être sensible et débordante de compassion qui vous l’avoue!

Dans le jeu de rôle consistant à aborder un « collègue » qui avait exprimé des intentions de suicide, mes jambes se sont mises à trembler, j’avais les mains moites et mon répertoire de farces éculées coulait avec autant de bravade qu’une scène comique de Rodney Dangerfield. Comme Stephen Covey l’explique : « La majorité des gens n’écoutent pas dans l’intention de comprendre, mais plutôt dans l’intention de répondre. »

Le paysage social entourant l’acceptation des problèmes de santé mentale et la sensibilisation à ceux-ci a bien changé depuis une dizaine d’années, mais il reste un énorme travail à faire sur la manière d’inciter des gens à discuter de leurs problèmes de santé mentale si nous ne sommes pas tous disposés à les écouter activement lorsqu’ils en ressentent le besoin. Voici quelques-unes des méthodes couvertes dans le cadre de l’atelier :

  • Maintenez le contact visuel avec votre interlocuteur et éliminez les sources de distraction comme les téléphones portables ou les ordinateurs.
  • Montrez que vous êtes à l’écoute en hochant la tête, en donnant des indices verbaux, en reformulant et en résumant des déclarations ou en posant des questions de suivi.
  • N’écoutez pas dans le but de fournir des solutions ou de « guérir »; parfois, nous avons seulement besoin d’être écoutés ou de verbaliser nos pensées pour débrouiller un problème.
  • ÉVITEZ les inhibiteurs de communication comme les questions à « pourquoi », les réconforts intempestifs, les conseils non désirés ou condescendants ou les interruptions.
  • Songez à participer à un atelier sur les communications interpersonnelles comme notre atelier Inter-Comm (un peu de publicité ne peut pas faire de tord!).
  • Demeurez discret. Sauf si votre interlocuteur songe au suicide ou à faire du mal à d’autres (si vous n’êtes pas la seule personne au courant), assurez-lui que ce qui se dit entre vous demeure entre vous et que vous n’en parlerez à personne sans sa permission. Si vous estimez qu’il risque de se faire du mal, mettez-le en contact avec des personnes susceptibles de le protéger comme des amis, des proches, des ressources professionnelles (comme un médecin de famille, un conseiller de la Ligne d’info pour les familles ou autre). Si nécessaire, communiquez avec la chaîne de commandement ou avec la police qui pourrait être en meilleure position pour intervenir.
  • Participez à une initiative comme Cause pour la cause de Bell pour créer des occasions de discuter de questions de santé mentale (un peu de publicité ne peut pas faire de tord, n’est-ce pas?)
  • S’il y a lieu et si vous n’éprouvez pas de gêne à en parler, faites part de vos propres expériences sur le sujet, sur vos façons de l’aborder et sur vos réussites.
  • Souvenez-vous que personne n’est jamais seul. Vous disposez d’une foule de ressources dans votre région si vous, un collègue ou un membre de votre famille souffrez de dépression ou avez des idées suicidaires. Je vous rappelle, par exemple, la Ligne d’info pour les familles (1-800-866-4546); les Programmes d’aide aux membres des FC (1-800-268-7708) ou encore USFC(O) Aumônier (613-998-3246).

La santé mentale est une responsabilité que nous partageons tous et il est de notre devoir de veiller à établir un milieu de travail résilient favorisant une bonne hygiène mentale pour nous et pour nos collègues.


Au sujet de Cause pour la cause Bell

Le mercredi 31 janvier 2018, Bell versera 5 ¢ pour des initiatives en santé mentale pour chaque message texte, appel mobile, appel interurbain, tweet avec le mot-clic #BellCause, visionnement de son vidéo ou utilisation du filtre Snapchat et Facebook. Depuis sa création en 2010, Cause pour la cause Bell a remis plus de 86 millions de dollars à des programmes de santé mentale.

Au sujet de Promotion de la santé des PSP d’Ottawa

Promotion de la santé des PSP d’Ottawa, sous la direction du programme Énergiser les Forces, est un programme conçu pour aider le personnel des Forces armées canadiennes (FAC) à prendre le contrôle de leur santé et bien-être. Certains programmes sont également disponibles pour les familles et autres membres de l’Équipe de la Défense (selon la disponibilité des places). Pour de plus amples renseignements sur Promotion de la santé des PSP d’Ottawa ou pour vous inscrire à un atelier, visitez le site www.pspottawa.ca/promosante.

Cet article est également disponible en : English (Anglais)

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